Brève #4 - L’irréductible Maxime Sorel

Quelle course ! Le navigateur cancalais fait une entrée très remarquée dans la Classe IMOCA. Depuis le départ jeudi de sa première épreuve en solitaire, la Bermudes 1000 Race, Maxime Sorel navigue avec les meilleurs marins de la discipline, des habitués du monocoque de 60 pieds qui ont souvent un voire plusieurs Vendée Globe derrière eux. Le parrain national de « Vaincre la Mucoviscidose » fait preuve d’un pragmatisme à toute épreuve et a trouvé le mode d’emploi de son V and B – Sailing Together sachant à la fois envoyer les bonnes configurations de voiles dans le petit temps ou quand le vent forcit, sachant également se positionner sur l’échiquier océanique stratégiquement et sachant surtout manœuvrer.


En ce lundi matin, Maxime est cinquième de la compétition et il est le seul skipper, pourvu d’un voilier à dérives franches, à tenir autant tête aux pilotes de voiliers « dernière génération » à foils. Il est même sensiblement revenu cette nuit sur le leader, Sébastien Simon, avec 50 milles de retard alors que la flotte, après un dimanche à grande vitesse au vent de travers, souvent 20 nœuds au compteur, butte à nouveau dans une zone de transition qui engendre des petits airs.


« Le lundi au bureau, ça commence tôt à bord de V and B – Sailing Together » déclarait Maxime par email un peu après minuit. « Nous sommes passés de 18 à 20 nœuds à 10 à 8 nœuds. Je dois renvoyer de la toile et vider les ballasts. Mais pas de trop car derrière le vent va rentrer de nouveau mais dans une direction différente. Il faut rester actif pour être sur les différents réglages et surtout être prêt à refaire la manœuvre inverse et diminuer la toile car la zone de molle est pas bien longue. Les manœuvres peuvent durer jusqu’à 45 minutes, autant dire que je ne vais pas faire long feu ce soir à la salle de sport. Du coup, je viens de me servir un petit thé pour vous écrire ces lignes. Je vous parle de maintenant mais je ne suis pas revenu sur mon dimanche. Nous avons eu du reaching fort voire très fort avec parfois 35 nœuds de vent et une mer assez courte. J’ai eu des moments où je me sentais hyper à l’aise avec le bateau. Dès que le vent était autour de 30 nœuds, nous étions un peu limite avec deux ris dans la grand-voile et un J2, petit génois à l’avant. Je doublais les cargos à plus de 20 voire 24 nœuds avec des tonnes d’eau sur le pont. » Bref, Max fait son max alors qu’il reste 1200 milles à parcourir devant l’étrave de V and B – Sailing Together.  


Jour 4 - Maxime SOREL - BERMUDES 1000 RACE - V and B - Sailing Together

https://www.sailingtogether.fr/

www.vandb.fr

www.vaincrelamuco.org



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