Allo la terre, ici l'Imoca V and B - Mayenne !



"A moins d'une dizaine d'heures de l'entrée théorique du pot aux noirs, nous glissons sous grand gennaker à la vitesse du vent. Depuis cette nuit le vent à molli et est surtout devenu hyper instable en pression et en direction. Nous avons changé 3 fois de voiles cette nuit en l'absence de lune et dans une mer désordonnée.

Les routages tournent à plein régime, mais la vitesse actuelle des premiers Imoca dans le pot semble ne pas être cohérente avec les fichiers du jour, pas vraiment étonnant.  Le passage du pot est une rude épreuve mais le but est d'être prêt à accepter ce qu'il nous infligera. Souvent plus facile à dire qu'à faire, surtout quand il fait plus de 35 degrés dans le bateau et 200% d'humidité (je transpire juste en étant assis à la table à carte avec le clavier sur les genoux) Début de la réponse au questionnement dans la nuit ...

En fin de matinée nous avons eu la chance d'échanger au téléphone avec des classes de primaires de la Mayenne au sujet de notre course et du métier de skipper. Super moment, cela nous sort de la course le temps de quelques minutes.

Ah oui il y a autre chose d'assez étrange à bord et qui me change radicalement du Class40. L'Imoca va plus vite et il y a donc plus d'eau à couler sur le pont, il est donc plus difficile de sortir. De plus, 80% de l'ensemble des manœuvres sont réalisées dans le cockpit qui lui-même est à l’abri. Ça me fait vraiment bizarre en sensation d'être moins en contact avec l'extérieur, l'eau, le vent, le soleil, .... mais il est certain que c'est un confort qui génère de la performance sur le long terme (moins humide, moins fatigué, moins de déshydratation,...) J'ai quand même passé 15 min ce matin à l'arrière du bateau à écouter de la musique les cheveux au vent.

Bon on va aller manger, se reposer, bien s'hydrater et se mettre en condition manœuvres à gogo!!

Bonne journée à tous et à très vite

Max et Guillaume"